La qualité de l’air s’améliore, et pourtant…..

La qualité de l’air sur l’Ile de France était médiocre, voire mauvaise ces derniers jours à cause de la chaleur que nous connaissons. Pourtant savez-vous que la qualité de notre air s’est considérablement améliorée ces dernières années ?
En effet l’air n’a jamais été aussi peu pollué dans les villes comme dans les campagnes et ça, depuis 30 ans !! C’est ce que nous explique un rapport du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa) qui explique que : « Retracer l'histoire de ces polluants, c'est retracer l'histoire de l'économie française ».
Dans les années 60 l’air était extrêmement pollué en grande partie à cause de la forte industrialisation qui n’a cessé d’augmenter jusque dans les années 70 pour connaitre une forte diminution par la suite, mais aussi à cause du chauffage au charbon et de la pleine expansion de l’automobile.
Depuis les années 70 l’abandon des industries les plus polluantes a permis une meilleure qualité de l’air. Par exemple le dioxyde de souffre rejeté par l’industrie a connu une baisse de 90% depuis 1980 et le monoxyde de carbone produit par le chauffage a lui baissé de 76% depuis les années 70 ! Les incinérateurs par exemple ont été mis aux normes et leur taux de dioxine a baissé de 99 % !
Pourtant si la pollution industrielle a diminué, la pollution automobile fait encore parler d’elle et la population est de plus en plus exigeante sur la qualité de l’air qu’elle respire et sur ses incidences sur la santé. La France est rappelée à l’ordre régulièrement par la Commission Européenne sur son taux de pollution automobile et principalement sur l’émission de ces fameuses particules fines ou les oxydes d'azote rejetés par les moteurs diesels et qui cause la mort prématurée de 42 000 personnes chaque année en France !
Concernant le CO2, l'un des trois polluants historiques suivis à la trace depuis 1961 par le Citepa, les progrès restent ténus -- environ - 4% depuis 1990 -- alors que la France s'est engagée à réduire ses émissions de GES par quatre d'ici 2050 dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
Aujourd'hui, pour des polluants comme les poussières ou les oxydes d'azote, vous vous apercevez que les principaux émetteurs sont les transports, l'agriculture et le chauffage, donc nous tous. Et c'est beaucoup plus compliqué d'agir au niveau des citoyens, ajoute le président du Citepa.
Alors même si l’air que nous respirons est beaucoup plus sain qu’il y a 30 ans, il reste des gros efforts à fournir individuellement et collectivement et l’on souhaite une prise de conscience des individus et des collectivités pour un air plus respirable pour nos enfants !



